Du masque au transhumanisme avec Pierre Etchart

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
21/09/2020

Cette conversation entre Thierry et Pierre Etchart part d'un constat simple : le port du masque a été rendu obligatoire au moment précis où les chiffres de l'épidémie étaient au plus bas, par les mêmes responsables qui le déconseillaient formellement quelques mois plus tôt. Les deux interlocuteurs examinent cette contradiction et ce qu'elle révèle sur la logique des décisions sanitaires, en posant la question du bénéfice-risque que personne ne semble vouloir calculer publiquement.

Pierre Etchart développe l'idée que la distanciation sociale n'est pas une mesure sanitaire isolée mais s'inscrit dans une séquence plus longue, depuis la distanciation sexuelle introduite par la peur du sida jusqu'à l'éloignement physique généralisé d'aujourd'hui. Il rappelle que le contact est une nécessité physiologique, pas un confort optionnel, et que priver durablement les individus de ce contact produit des effets mesurables sur la santé et sur le tissu social.

La conversation aborde ensuite le transhumanisme comme horizon possible de ces transformations : un projet qui nécessite, selon eux, une déshumanisation préalable pour être accepté. Thierry cite plusieurs chantiers qui ont avancé pendant la période de confinement, de la virtualisation de l'argent au déploiement des réseaux radio-fréquence, en passant par la généralisation de l'enseignement à distance, pour montrer comment une crise peut accélérer des agendas préexistants.

La dernière partie recentre le propos sur ce que chacun peut faire concrètement : sourire, se toucher, refuser la peur comme mode de relation. Pierre et Thierry rappellent aussi que les maladies de civilisation, diabète et hypertension en tête, constituent un risque bien plus documenté et bien plus présent que le virus dont il est question, et que l'orientation des ressources collectives vers ces vrais problèmes reste entière.


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