Le jeûne, la fête du corps n°11 : Sofia Manousha, que faites-vous pour Ramadan ?

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
09/06/2016

Cette vidéo part d'un constat simple : le Ramadan est à l'origine une période de jeûne sec, et donc l'une des formes les plus efficaces de nettoyage physiologique. Mais dans la pratique contemporaine, casser le jeûne est souvent devenu un prétexte à des repas copieux, sucrés et difficiles à digérer, ce qui contredit à la fois l'intention spirituelle et les bénéfices corporels de la pratique.

Thierry revient sur ce qu'il a observé chez les Berbères du Rif : une rupture du jeûne sobre, à base de quelques légumes, d'une soupe légère et d'un peu de lait fermenté, suivie d'un petit déjeuner minimal avant le sommeil. Ce modèle, explique-t-il, libère l'énergie digestive pour la prière, le repos et les activités cognitives, là où un repas lourd la mobilise entièrement pour la digestion.

Pour proposer une alternative concrète, Thierry prépare un jus à base de carottes, pêches et céleri branche, auquel il ajoute du curcuma comme antioxydant puissant et régulateur de l'inflammation. L'idée est d'apporter des minéraux, du sucre naturel et une satisfaction gustative réelle, sans solliciter lourdement l'appareil digestif après une journée de jeûne.

Le jus est ensuite complété par une base d'avocat mixé pour apporter la composante grasse et créer une texture proche d'un lait végétal, satisfaisante et nourrissante. Thierry explique pourquoi l'association sucre-gras répond à un besoin physiologique fondamental, et comment ce type de préparation peut transformer l'expérience du Ramadan sur le plan alimentaire comme sur le plan spirituel.


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