Notre unique combat ! Patrick Fontaine

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
25/06/2017

Cette conversation part d'un texte de l'épître de Paul aux Éphésiens, chapitre 6, qui affirme que le combat ne se mène pas contre la chair et le sang, mais contre des principautés et des influences qui agissent dans la dimension spirituelle. Patrick Fontaine explique pourquoi s'opposer aux hommes est, selon lui, se tromper de cible, et comment il en est venu à cette conviction après des années de pratique très différente.

Le cœur du propos repose sur une métaphore concrète : celle de l'émetteur et du récepteur. Plutôt que de chercher à détruire ou fuir les sources d'influence négative, Patrick défend l'idée qu'il faut rendre le récepteur inopérant, c'est-à-dire travailler sur ses propres schémas de croyance, ses réflexes de pensée et ses conditionnements culturels. Il illustre cela avec son travail quotidien en prévention des addictions, où il côtoie des personnes en grande difficulté sans se sentir contaminé.

La discussion aborde aussi les mots utilisés dans les milieux religieux, notamment repentance et foi, en les retraduisant depuis le grec : metanoia comme changement de mentalité, et la foi comme objet de croyance plutôt que capacité en soi. Patrick cite également le terme grec kainosis dans Romains 12, qui désigne un renouvellement complet de l'intelligence, différent d'une simple nouveauté temporelle.

Patrick revient sur son parcours, de sa période punk à ses années de pasteur, pour expliquer pourquoi il ne s'identifie plus à aucune religion institutionnelle, tout en affirmant une foi personnelle très ancrée. Il distingue l'enseignement extérieur, qui ne peut que mettre des mots sur ce que chacun ressent déjà intérieurement, d'une démarche de gourou qui dispense les gens de chercher par eux-mêmes.


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