Pourquoi je ne suis pas "vegan" (ni "crudivore" ou fasciste d'ailleurs...)

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
23/06/2016

Cette vidéo ne porte pas sur le choix de manger ou non de la viande, et Thierry le précise d'emblée. La question posée est ailleurs : pourquoi refuser l'étiquette vegan alors qu'on ne consomme pas de produits animaux et qu'on reconnaît sans détour l'état scandaleux de l'élevage industriel ? La distinction entre soutenir la cause animale et adhérer au véganisme comme mouvement structuré est au cœur du propos.

Thierry développe l'idée que le véganisme, tel qu'il est pratiqué et promu par certains de ses représentants, réduit la question de la souffrance à sa seule dimension animale, en ignorant la souffrance des humains, des enfants, et de l'ensemble du vivant. Il cite des figures du mouvement pour montrer comment cette réduction fonctionne comme un mécanisme de justification personnelle, et pourquoi il y voit les contours d'une religion au sens strict : une idole centrale, un dogme, et un jugement automatique de l'autre.

La vidéo aborde aussi la dimension politique de cette pensée, en la reliant à ce que Thierry appelle l'idéologie fasciste productiviste : la création de classes d'individus méritoires et d'autres non, l'eugénisme, la détestation de l'humain présenté comme cancer de la planète. Il s'appuie sur des exemples concrets, dont des citations de figures publiques, pour montrer que ce discours dépasse largement la question de l'assiette.

La conclusion revient sur ce que Thierry entend par régénération : un processus qui ne fait pas de l'alimentation une identité ni une raison de rejeter l'autre. Il plaide pour une convergence des regards parcellaires sur la destruction du vivant, plutôt que pour une division entre camps, et rappelle que la culpabilisation n'a jamais produit de changement durable.


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