Deccroches de la beuh !

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
11/12/2014

La dépendance au cannabis repose sur deux mécanismes distincts mais liés : une addiction psychologique et une addiction physique. Sur le plan physique, l'apport massif et répété de cannabinoïdes exogènes, notamment le THC, entraîne une multiplication des récepteurs CB1 et CB2 dans le cerveau, si bien que la production endogène d'anandamide ne suffit plus à les saturer une fois la consommation arrêtée.

Thierry insiste sur la cause en amont : un système nerveux chroniquement enflammé, excité par des neurotoxines alimentaires comme le gluten, les produits laitiers pasteurisés et les métabolites produits par un microbiote intestinal déséquilibré. C'est cette hyperexcitabilité permanente qui pousse à chercher un sédatif extérieur, et le cannabis remplit ce rôle de frein de secours quand les freins naturels du corps ne suffisent plus.

Pour traverser la crise de sevrage, qui culmine généralement entre le troisième et le septième jour, Thierry présente plusieurs plantes : l'armoise séchée comme sédatif du système nerveux, la rhodiola comme anxiolytique naturel, l'écorce de mongongo pour faciliter le sommeil, la passiflore, le houblon et la racine de valériane. Pour soutenir le foie, qui doit éliminer les résidus lipophiles du THC, il cite le chardon-marie, le radis noir, le jus de citron et le desmodium.

La régénération des zones cérébrales touchées, notamment l'hippocampe, passe par deux plantes majeures : le ginkgo biloba pour la microvascularisation cérébrale et le gotu kola (centella asiatica) pour la régénération neuronale. Thierry conclut en rappelant que le sport reste l'un des meilleurs activateurs naturels du circuit dopaminergique, et que réformer son mode de vie globalement, en remplaçant la coercition par le plaisir, est la condition de fond pour ne plus avoir besoin de chercher ces activateurs à l'extérieur.


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