Des pellicules ?

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
18/01/2016

Les pellicules ne sont pas un simple problème de propreté : elles correspondent à une dermite séborrhéique, une inflammation du cuir chevelu liée à la prolifération excessive d'une levure naturellement présente sur la peau, la Malassezia furfur. Cette levure est endogène, c'est-à-dire qu'elle fait partie du microbiote cutané normal, et elle ne devient problématique que lorsque l'équilibre de ce microbiote est rompu.

Thierry détaille les deux grandes causes de ce déséquilibre : d'un côté, le stress, la fatigue et le manque de sommeil, qui affaiblissent le système immunitaire ; de l'autre, l'utilisation répétée de shampoings antipelliculaires qui sont, par nature, antifongiques et antibactériens. Ces produits détruisent l'ensemble des populations microbiennes du cuir chevelu, ce qui favorise précisément la prolifération de la levure qu'ils sont censés combattre, créant un cercle vicieux dont il est difficile de sortir tant qu'on continue à les utiliser.

La solution proposée est contre-intuitive : arrêter les shampoings agressifs, voire réduire drastiquement leur fréquence, et laisser le microbiote cutané se rééquilibrer par lui-même. Thierry évoque aussi la qualité de l'eau utilisée pour se laver les cheveux, en soulignant que l'eau du robinet contient des substances qui peuvent déséquilibrer les populations bactériennes et fongiques à la surface de la peau, avec des effets comparables à ce qui se passe dans l'intestin.

En parallèle, il recommande de soutenir le terrain de l'intérieur : alimentation riche en micronutriments, apport de bactéries via les aliments fermentés, repos suffisant et exposition au soleil. La vidéo s'inscrit dans une réflexion plus large sur le rapport à notre nature microbienne et sur la logique de l'idéologie pasteurienne, que Thierry juge contre-productive dès lors qu'elle conduit à traiter les microbes comme des ennemis à éliminer plutôt que comme des partenaires à équilibrer.


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