Drogues psychiatriques et dépression : aider ou étouffer ?

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
17/02/2016

Dans cet entretien, Thierry Casasnovas revient sur le sens littéral du mot dépression : un défaut d'irrigation sanguine au niveau du cerveau, en particulier du lobe frontal. À partir de là, il explique pourquoi traiter ce phénomène avec des inhibiteurs de recapture de la sérotonine revient à intervenir sur la chimie cérébrale sans toucher à ce qui provoque ce déficit de vascularisation.

Une part importante de la vidéo porte sur le rôle de l'alpha-gliadine, un dérivé de la digestion du gluten, dont le passage dans la circulation sanguine a été associé à des défauts de vascularisation cérébrale visibles en scanner. Thierry cite également la porosité intestinale comme mécanisme central, et rappelle des expériences menées en milieu carcéral aux États-Unis où des changements alimentaires ont modifié radicalement des comportements agressifs.

La question de l'hyperactivité infantile est abordée directement : Thierry décrit le cerveau d'un enfant hyperactif comme un système nerveux en état de stress massif, et s'interroge sur la pertinence de prescrire des amphétamines à des enfants de quatre ou cinq ans sans chercher la cause physiologique sous-jacente. Il évoque aussi la barrière hémato-encéphalique, dont la perméabilité croissante, notamment sous l'effet des rayonnements électromagnétiques, laisse passer des substances toxiques jusqu'au cerveau.

La vidéo se conclut sur l'autisme, présenté comme une épidémie environnementale dont les chiffres progressent rapidement, et sur l'analogie du poisson rouge : changer l'eau de l'aquarium plutôt que médicamenter le poisson. Pour Thierry, la réponse passe par une modification de l'environnement global, alimentaire, chimique et électromagnétique, à l'échelle individuelle et collective.


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