Enquête sur la vaccination (épisode 7) : Coqueluche, conflit d'intérêt et politique vaccinale

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
24/09/2018

Cet épisode 7 ouvre sur le cas de la coqueluche, présenté comme un exemple représentatif des questions que soulève la politique vaccinale. Thierry détaille pourquoi la protection conférée par le vaccin diminue en 2 à 4 ans, pourquoi la plupart des adultes ne sont plus couverts, et comment des études épidémiologiques suggèrent que la vaccination contre Bordetella pertussis pourrait favoriser l'infection par Bordetella parapertussis, une souche distincte qui touche principalement les enfants vaccinés.

La deuxième partie de l'épisode est consacrée aux conflits d'intérêts dans le secteur vaccinal. Thierry s'appuie sur des bilans financiers de laboratoires pharmaceutiques, des articles du Monde diplomatique et des rapports d'enquête américains pour montrer que le chiffre d'affaires mondial de l'industrie vaccinale a doublé entre 2012 et 2016 pour atteindre 42 milliards d'euros. Il cite également les déclarations du président de la commission d'autorisation de mise sur le marché en France, qui reconnaît que les liens financiers entre experts et laboratoires ne sont pas systématiquement déclarés.

Thierry retrace ensuite la chronologie qui a conduit à l'obligation vaccinale étendue à 11 vaccins en France. Il explique comment une décision du Conseil d'État, saisie par une association de médecines naturelles au sujet de l'indisponibilité des vaccins monovalents depuis 2008, a contraint le gouvernement à légiférer dans l'urgence au printemps 2017, alors que le débat public semblait plutôt orienté vers un allègement de l'obligation. Il note aussi que seuls 25 % des professionnels de santé étaient eux-mêmes vaccinés contre la grippe à cette période.

L'épisode se conclut sur une mise en perspective plus large : Thierry distingue les vaccins monovalents anciens des vaccins hexavalents actuels, dont il souligne l'absence d'études de sécurité indépendantes, et aborde la question du terrain biologique comme axe de réflexion complémentaire. Son interlocuteur soulève l'absence quasi totale de recherche sur les capacités naturelles de défense du corps, ce qui ouvre la discussion sur l'immunité et les approches alternatives pour maintenir la santé des enfants.


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