Fatigue chronique, épuisement : 3 hypoglycémie, diabète et déshydratation

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
12/07/2014

Ce troisième volet sur la fatigue chronique élargit le cadre au-delà du cortisol pour aborder deux phénomènes souvent mal compris : les dérèglements glycémiques et la déshydratation profonde. Thierry part d'un constat simple : la plupart des diabètes de type 2 ne sont pas d'abord des maladies alimentaires, mais ce qu'il appelle des diabètes nerveux, directement liés à l'histoire du stress et à l'état des glandes surrénales.

La vidéo détaille la cascade hormonale qui relie stress, insuline et cortisol : en stade 1, la surproduction de cortisol crée une résistance à l'insuline au niveau cellulaire pour éviter que la cellule ne se vide de ses ressources. En stade 2, quand les surrénales s'épuisent, c'est l'inverse : plus assez de cortisol ni d'adrénaline pour maintenir la glycémie, et les hypoglycémies s'installent avec leur cortège de fébrilité, d'irritabilité et de fatigue brutale.

Thierry introduit ensuite l'aldostérone, une hormone du cortex surrénalien qui régule la rétention de sodium et donc l'hydratation cellulaire. Quand les surrénales s'épuisent, la production d'aldostérone chute, le sodium fuit par les urines, et l'eau suit : c'est une déshydratation intracellulaire qui s'installe progressivement, indépendamment de la quantité d'eau bue. Boire de l'eau sans sodium ne résout rien dans ce contexte, et peut même aggraver le déséquilibre.

La partie pratique porte sur les sources de sodium biodisponible : jus de légumes verts, céleri, concombre, eau de mer diluée à l'isotonie, ou l'algue kelp pour son équilibre sodium-potassium. Thierry précise aussi que les personnes épuisées ont intérêt à fractionner leurs prises alimentaires dès le matin, contrairement aux personnes dont les surrénales fonctionnent bien et qui peuvent sauter le petit-déjeuner sans problème.


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