La physiologie du stress troisième partie, considérons la chronobiologie

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
05/03/2012

Cette vidéo conclut provisoirement la série sur la physiologie du stress en abordant un angle souvent négligé : la chronobiologie. Thierry rappelle d'abord les mécanismes vus précédemment, notamment le rôle du cortisol et de l'adrénaline dans la résistance à la nutrition, puis montre comment ces mêmes hormones suivent des cycles prévisibles au fil de la journée.

Le cortisol atteint son pic au réveil, ce qui explique physiologiquement le manque d'appétit matinal et l'absence de faim sucrée à cette heure. L'insuline, elle, monte naturellement vers 11 h-11 h 30, ce qui correspond au moment où l'organisme est le mieux équipé pour assimiler des glucides, qu'il s'agisse de fruits ou de jus.

Thierry remet en question le schéma classique qui place les graisses et protéines le soir. Il explique que consommer des produits gras en début d'après-midi (vers 13 h-14 h) permet de fournir les acides aminés nécessaires à la synthèse de la sérotonine et d'autres hormones, dont la production se concentre vers 16 h-17 h. Manger gras le soir, à l'inverse, peut provoquer des réveils nocturnes vers 2 h-3 h du matin en raison de la chasse biliaire.

Il propose un schéma concret à tester : jus verts ou fruits en fin de matinée, repas de légumes avec graisses et protéines en début d'après-midi, puis fruits le soir. Il insiste sur le fait que ce n'est pas un dogme, mais une expérience à faire sur soi pour observer comment le corps répond à ce réajustement des rythmes alimentaires.


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