Les conséquences néfastes de la violence éducative par Brigitte Oriol et Alice Miller

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
03/07/2015

Cette conférence de Brigitte Oriol, animatrice en parentalité non violente, revient sur ce que recouvre concrètement la notion de violence éducative ordinaire : fessées, punitions, humiliations verbales, privations d'affection. Elle rappelle le contexte législatif international, notamment l'exemple suédois de 1979, et la lente évolution des mentalités en France sur ce sujet.

Une large partie de la conférence est consacrée au développement du cerveau de l'enfant : l'immaturité du cortex préfrontal, le rôle de l'amygdale cérébrale dans la gestion du stress, et les effets concrets du cortisol et de l'adrénaline sur un organisme qui ne peut ni fuir ni se défendre. Brigitte Oriol explique pourquoi les crises de l'enfant ne sont pas de la manipulation, mais une réaction neurologique inévitable face à la frustration.

La conférence aborde aussi les conditions de la naissance et de l'attachement : l'importance du peau à peau, des hormones comme l'ocytocine et la prolactine, et la façon dont le maternage et le paternage participent directement à la maturation des zones cérébrales liées aux émotions, à la mémoire et à la sociabilité. Chaque réponse empathique d'un parent contribue, selon elle, à construire un cerveau plus apaisé et plus capable de faire face au stress.

La dernière partie traite des transmissions intergénérationnelles : comment les blessures non résolues de l'enfance ressurgissent dans la relation aux propres enfants, comment l'enfant devient parfois le réceptacle inconscient des besoins non comblés du parent, et pourquoi poser des limites n'a rien à voir avec punir ou menacer, mais passe par l'empathie, la clarté et la cohérence.


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