Obésité, surpoids, diabète, comprendre et agir n°2 - Pourquoi grossit-on ?

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
14/09/2016

Ce deuxième épisode repart des conclusions du premier volet : ni la quantité de nourriture ni l'activité physique ne suffisent à expliquer la prise ou la perte de masse grasse. Thierry commence par balayer les débats habituels entre partisans du low fat et du low carb, en rappelant que lipides et glucides partagent la même structure moléculaire de base et sont en partie interchangeables dans l'organisme.

Pour illustrer concrètement, il s'appuie sur des expériences de suralimentation contrôlée : un sujet qui double ses calories en mangeant principalement des sucres prend du poids et du tour de taille comme prévu, tandis qu'un régime hypercalorique à base de matières grasses produit un résultat très différent, avec une prise de poids bien inférieure aux calculs théoriques et une réduction du tour de taille. Ces observations remontent à William Banting au XIXe siècle, et Thierry rappelle qu'avant les années 1950, il était communément admis que les sucres faisaient grossir.

La rupture historique se situe en 1977, quand le sénateur américain George McGovern impose de nouveaux objectifs diététiques : augmenter les glucides, réduire drastiquement les graisses. C'est l'origine de la pyramide alimentaire qui place les céréales à la base. Thierry montre ensuite la courbe d'obésité aux États-Unis depuis cette date, et laisse le spectateur tirer ses propres conclusions sur la corrélation.

La deuxième partie de l'épisode introduit l'hypothèse hormonale de l'obésité. Des études sur des diabétiques montrent que réduire les calories ne suffit pas à empêcher la prise de poids si l'on augmente simultanément les doses d'insuline. À l'inverse, les diabétiques de type 1 non traités, qui ne produisent plus d'insuline, maigrissent malgré une alimentation normale. L'épisode se conclut sur la question centrale du suivant : qu'est-ce qui fait monter l'insuline ?


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