Quand ça va trop fort

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
15/02/2013

Cette vidéo est un appel téléphonique réel entre Thierry et Carole, qui a repris les jus et une alimentation plus saine en janvier mais se retrouve submergée par des crises d'angoisse et une instabilité émotionnelle qu'elle n'arrive pas à gérer. Thierry l'écoute décrire ses symptômes et commence par poser le cadre : ce qu'elle vit n'est pas un signe que la démarche est mauvaise, mais une conséquence prévisible de ce qui se mobilise dans le corps.

Il explique que toute restriction calorique entraîne une perte de masse grasse, et que cette graisse libère des toxines stockées, y compris des charges émotionnelles accumulées. Le vrai mécanisme en jeu, selon lui, se situe au niveau de l'axe pituitaire-thyroïde-surrénales : quand on cesse les stimulants et que les surrénales sont épuisées, le cortisol produit en excès bloque l'utilisation de la sérotonine, ce qui explique les sautes d'humeur, les angoisses et les états dépressifs.

Face à ce tableau, Thierry conseille de baisser la barre plutôt que de forcer. Il recommande de remplacer les fruits et les jus d'agrumes par des légumes cuits à la vapeur, plus denses et moins mobilisateurs, pour assurer une stabilité énergétique dans la journée, notamment en fin d'après-midi quand les réserves s'épuisent. Il mentionne aussi deux plantes utiles pour soutenir la régulation de l'humeur, dont le griffonia, qui agit sur la production naturelle de sérotonine sans créer de dépendance.

La conclusion de l'échange est simple : la régénération surrénalienne prend du temps, parfois des mois, et vouloir aller trop vite revient à se saboter. Thierry compare la démarche à un ultramarathon où le rythme de départ conditionne tout, et insiste sur l'idée que tenir sur la durée vaut mieux qu'un sprint suivi d'un abandon. Carole accepte que la conversation soit partagée, estimant qu'elle parlera à beaucoup de personnes dans la même situation.


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