Qu'en est-il du jeûne pour les cas particuliers ?

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
13/10/2020

Cette vidéo part d'une question récurrente : certaines populations peuvent-elles jeûner ? Thierry commence par recadrer le débat en rappelant que tout le monde jeûne déjà, chaque nuit, entre deux repas. La vraie variable n'est pas l'aptitude à jeûner, mais la durée et le moment choisi, en fonction de l'état physiologique de chacun.

Pour les femmes enceintes et allaitantes, Thierry explique que la grossesse et l'allaitement représentent déjà une charge physiologique importante, avec une énergie largement mobilisée pour le développement du fœtus ou la production de lait. Ajouter la contrainte d'un jeûne prolongé dans ce contexte ne lui paraît pas adapté pour la majorité des femmes, même si l'impossibilité physiologique n'existe pas en soi.

Le cas des personnes affaiblies ou sous traitement médicamenteux lourd est traité avec une mise en garde précise : un jeûne trop ambitieux peut provoquer un relargage massif de substances chimiques stockées dans les tissus, ce qui risque de saturer le foie. Thierry évoque aussi les personnes en sous-poids, pour lesquelles de très courts jeûnes peuvent au contraire stimuler l'assimilation digestive, à condition de rester dans des durées adaptées à leur état.

Sur la question des enfants, Thierry distingue clairement la capacité biologique de jeûner et l'opportunité de le faire. Il déconseille toute imposition et recommande la prudence même si un enfant exprime de lui-même l'envie de suivre ses parents. Il rappelle par ailleurs, en s'appuyant sur une remarque de son ami ostéopathe Pierre Etchart, que le jeûne est une phase d'hormèse, une contrainte utile, mais qu'un jeûne trop long ne détruit pas immédiatement, il fait simplement perdre les bénéfices accumulés.


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