Reflux acide, feu digestif et stress...trop ou pas assez d'acide ?

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
03/10/2015

Les reflux acides sont généralement traités avec des inhibiteurs de pompe à protons, des médicaments qui bloquent la production d'acide chlorhydrique dans l'estomac. Thierry remet en cause cette logique en montrant que la majorité des personnes souffrant de reflux présentent en réalité un déficit d'acidité stomacale, et non un excès, ce qui ouvre une prolifération bactérienne directement dans l'estomac.

L'acide chlorhydrique remplit deux fonctions essentielles : protéger l'organisme contre les bactéries pathogènes ingérées et assurer la décomposition des protéines, lipides et fibres complexes. Réduire cette acidité par médicament ne supprime pas le problème, mais le déplace et l'aggrave en rendant le milieu digestif favorable aux fermentations et aux infections chroniques.

Deux causes principales expliquent l'appauvrissement de l'acidité stomacale : le stress chronique, via le cortisol qui inhibe la production enzymatique et acide, et la déminéralisation de l'organisme liée à une alimentation industrielle appauvrie en micronutriments. Ces deux facteurs se renforcent mutuellement et finissent par bloquer l'ensemble de la chaîne digestive et assimilatrice.

Thierry présente plusieurs leviers pratiques pour relancer le feu digestif : manger dans un environnement calme, consommer des aliments lacto-fermentés vivants, préparer une macération de gingembre avec du sel marin et du vinaigre de cidre, boire du jus de chou, et utiliser de la bétaïne HCl pour casser le cercle vicieux quand l'acidité est trop basse pour amorcer la digestion.


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