Ressenti...quel ressenti ? Les aliments "bons" ou "mauvais" pour votre santé N°3

Thierry Casasnovas
L'ÉQUIPE RGNR
20/02/2017

Ce troisième volet conclut la série sur les aliments bons ou mauvais en déplaçant la question vers un angle rarement abordé : non pas ce que vous mangez, mais pourquoi et en quelle quantité vous mangez. Thierry part des réactions de spectateurs qui craignaient que valoriser le ressenti revienne à légitimer n'importe quelle envie alimentaire, et il démonte ce malentendu en introduisant une distinction centrale.

La distinction est celle entre appétence et appétit. L'appétence désigne le caractère séduisant d'un aliment, une propriété largement fabriquée par l'industrie alimentaire depuis les années 1950 via les exhausteurs de goût, le glutamate et le sucre raffiné. L'appétit, lui, désigne le besoin réel du corps en carburant. Thierry cite l'exemple de Luigi Cornaro, un Italien du XVe siècle condamné par la médecine à 40 ans, qui a vécu plus de 100 ans en réduisant simplement sa ration à 700 g par jour sans changer la nature de ses aliments.

Le cœur de l'argument est que surmanger précède et aggrave tous les autres problèmes alimentaires, et que la suralimentation répond le plus souvent à des besoins non alimentaires : ennui, vide affectif, habitude, besoin de se sédater. Thierry souligne que même des aliments réputés sains peuvent devenir un problème si on les consomme au-delà de la faim, et que l'apprentissage du ressenti de l'appétit, savoir s'arrêter quand on n'a plus faim, est une compétence qui s'expérimente progressivement.

La vidéo s'élargit ensuite à une troisième dimension : ne pas rater la cible. L'alimentation est un levier parmi d'autres, et l'hyperfocalisation sur la qualité des aliments peut faire passer à côté de facteurs de dégénérescence bien plus puissants comme le stress, la colère ou la culpabilité. Thierry rappelle que des chocs émotionnels intenses peuvent provoquer des effets physiques immédiats, ce qu'aucun régime ne peut compenser, et invite à replacer l'alimentation à sa juste place sans en faire une idéologie.


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